Quête de connaissances oubliées avec un esprit troubadour. Partage de contes poétiques et de poèmes-chants d'amour, illustrés de photos de nature, pour célébrer l'Amour, la vie et les troubadours.
Paroles Je t'aime, mais en pensant à mal Parce que tout passe et tout finit Sans la moindre morale Prêt à tout pour que tu m'aimes aussi
Je ne suis pas fréquentable Je t'ai sûrement perdue d'avance Tout ça n'est pas très équitable Je n'ai rien pour ma défense
Au lieu d' rougir de tous mes vices J' voudrais en plus qu'ils soient versa J'aimerais que tu nourrisses Les mêmes sentiments pour moi Les sentiments les plus bas
Je t'aime avec un mauvais fond Parce qu'au fond, je n'y crois plus Et préméditation Depuis la première fois que je t'ai vue
Je suis un félon et un traître Pour que tu me prennes la main Je pourrais même peut-être Donner l'adresse de Jean Moulin
Je suis égoïste et avare Ça non, je te partagerai pas Je nourris à ton égard Les sentiments les plus bas
J'ai pas d'honneur, pas de dignité J'irai pleurer sous ta fenêtre Ce qui te déplaît, je t' le cacherai Je suis un lâche, un malhonnête Je reconnais, je suis pervers J'ai plein d'idées derrière la tête En plus, je chante la bouche pleine
J' suis ridicule J' me sens comme un cheval au galop En plus mes métaphores sont nulles Je suis pas du tout au niveau
J'ajoute que j'ai pas de caractère Tu feras c' que tu veux de moi Les sentiments que tu m'inspires Sont décidement très bas
Combien de fois faut qu' j' le répète Moi, l'impatient compulsif Je t'aime, bordel, c'est clair et net Je suis grossier et agressif
Monomaniaque obsessionnel Il n'y a qu'à toi que je pense Je suis flatteur professionnel "T'es belle, gentille et pis t'es douce"
J'ai pas d' parole, je suis parjure J'avais déjà dit à une autre Que c'est elle que j'aimerais toujours Je suis un menteur, j'ai même pas honte !
Aucune vertu, tous les défauts Il m'arrive de penser qu'un jour J' suis pas crédible et mégalo Ça s' trouve... tu m'aimeras en retour
Non, je ne vous raconterai pas la difficulté pour arriver
jusqu’à «mon» fauteuil ni la nuit suivante où je me suis réveillée
plusieurs fois en pleurant. Non, je tiens seulement à garder en mémoire le
moment magique que j’ai vécu lors de ce « solstice d’été », joué à
l’approche de l’équinoxe d’automne.
J’aime la musique, classique en particulier et j’apprécie d’écouter de bons
enregistrements ou de déguster des concerts filmés de grande qualité
actuellement. Pourtant rien ne remplace cette expérience d’y être. C’est un
plaisir des sens et de l’esprit que j’ai d’autant plus savouré que cela faisait
très longtemps…
Bref, la salle de concert est confortable et bénéficie d’une
excellente acoustique. L’orchestre est bien fourni et je regarde les
instrumentistes s’installer et finir d’accorder leurs instruments avec finesse,
sans cacophonie, c’est déjà agréable !
Le premier morceau est légèrement dissonant, juste à la
limite sans la franchir. Je n’apprécie pas, mais c’est écoutable et cela
« décrasse » les oreilles tout en me permettant de considérer le
style du chef d’orchestre.
Il est jeune, plein de fougue tout en sachant pratiquer
aussi la retenue, bref il est bon!
Et puis je comprends l’intérêt de la veste longue, il bouge
très bien avec des mouvements qui partent du bassin pour entraîner le corps
entier, je ne vous raconte pas si la veste était courte! On ne verrait
que « ça », là on peut se rendre compte de toute l’amplitude du geste
sans se focaliser sur une partie. Tout est pensé!
La seconde partie commence : Les Nuits d’été d’Hector
Berlioz. Ce n’est pas franchement gai, c’est « romantique » pur XIX°,
chagrin de perdre l’aimée, amour jusque dans la mort, ambiance cimetière au
clair de lune et fleurs fanées sur des poèmes de Théophile Gautier.
Heureusement, on ne comprend pas vraiment les paroles…, la musique est superbe
de finesse et d’émotion sans tragédie, juste ce qu’il faut.
La cantatrice est belle et sa voix de soprano est parfaite
pour cet ensemble de petites pièces.
Rapidement la magie s’installe, on sent que le chef met
vraiment l’orchestre au service de cette voix en sachant presque le faire
passer au second plan parfois (c’est aussi le grand art du compositeur qui n’a
pas eu besoin d’en rajouter pour mettre en valeur tel ou tel…). C’est un
ensemble, nul ne cherche à voler la vedette à la MUSIQUE!
Les pièces s’enchaînent, elles sont courtes et le public est
parfait : pas d’applaudissement à la fin de la première pièce. Dès la
deuxième, je « décolle », la voix devient instrument, l’ensemble des
cordes devient corps, je vis un moment magique d’une harmonie inouÏe. Il se
passe quelque chose et à la fin de ce Spectre de la Rose, le silence est d’une
qualité incroyable : le chef commande tout, le public et l’orchestre sont
devenus « UN ». Grand moment et très bon chef d’orchestre!
Les applaudissements fournis sont à la hauteur du talent et
la mise en scène des saluts, des hommages, de la gerbe à la cantatrice… est
dans le ton, juste ce qu’il faut!
Nous resterons sur ces six mélodies et le souvenir de ce
moment…sublime! La seconde
partie se déroulera sans nous, il est grand temps de rentrer avant que le
carrosse ne se transforme en citrouille!
Pour le partage avec les curieux et gourmands de
sensations:
En fin de message, vous verrez une vidéo orchestre et chant : « Le spectre
de la Rose », c’est court, laissez-vous emporter et coupez le son lorsque
la cantatrice arrête de chanter : imaginez la qualité de silence possible
après ce moment (sur la vidéo, c’est le bruit banal de réajustement de
l’orchestre et du public avec toux et raclement de gorge).
Et voici une petite promenade de « mots choisis »
dans les poèmes de Théophile :
Villanelle
…
Oh! viens donc, sur ce banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce:
"Toujours!"
…
Le spectre de la rose
…
Je suis le spectre d’une rose
Que tu portais hier au bal.
Tu me pris encor emperlée
Des pleurs d’argent de l’arrosoir,
…
Au cimetière Clair de lune
…
Sur les ailes de la musique
On sent lentement revenir
Un souvenir.
…
L’île inconnue
…
Menez-moi, dit la belle,
A la rive fidèle
Où l’on aime toujours!
Merveilleux moment, merci à l’homme de ma vie, suffisamment
inconscient pour m’avoir emmenée, suffisamment aimant pour avoir préféré être
avec moi, suffisamment prévenant pour ne pas m’avoir entraînée au-delà de mes
limites…
Sexe féminin, déclaré faible on te l’a dit, Tu prends la voie de gauche sans discuter Sois belle et tais-toi, si t’es moche, tant pis. Mais non, tu n’es pas un objet sexuel, C’est juste qu’on a besoin de repères Et que tu sois simplement ce qu’on attend Pour se sentir comme un humain avec toi.
Voilà ton univers : celui de l’apparence, Tu n’as pas d’âme et peu d’esprit, c’est dit. C’est ainsi, ne cherche pas davantage. Sois heureuse, ton rayon c’est l’amour, C’est pas de bol si t’en paye le prix En service gratuit et corvées ingrates Il faut bien que quelqu’un s’en charge !
Comment peux-tu oser te plaindre ? Tu voudrais être toi aussi quelqu’un ? Contente-toi d’être (une) personne Et d’assurer la continuité de la vie. Tu vois bien où ça mène d’être un homme, Tu as en toi le secret des cycles du temps Alors attends ton heure et fais-moi ton égal.
Le comte d’Anjou, Foulques Nerra, était accusé d’avoir fait mourir sa première épouse, et de s’être plusieurs fois souillé de sang innocent. Poursuivi par la haine publique et par le cri de sa propre conscience, il se rendit en pèlerin en Palestine. Il y laissa des souvenirs de sa dévotion et de sa charité.
Les chroniques contemporaines se plaisent à raconter la fraude pieuse à l’aide de laquelle Foulques trompa les Sarrasins pour être admis en présence du sépulcre de Jésus-Christ. Les mêmes chroniques ajoutent qu’en se prosternant devant le saint tombeau, il en détacha furtivement une pierre, et qu’il revint en Occident chargé de ce précieux larcin. Après avoir visité la Terre sainte lors de son dernier pèlerinage, il quitta Jérusalem pour rejoindre l’Anjou, mais il tomba malade et mourut à Metz. Son corps fut transporté et enseveli au monastère du Saint-Sépulcre qu’il avait fait bâtir près de Loches.
7° Phase: passés le mot belle thèse avec une partie de fouille dans les coins fausse grille parfaite pour un loup caché pas de scoop, j'sors pas du lit un grand blond, casé ça vous incite à le retrouver le but apaise la quête la moule au riz c'te mets n'va pas vous déranger
8° Phase: sur mille à choisir, c'est mon choix tout aussi doux l'culot d'nous priver d'branchettes notre sectaire est un sphinx en puissance, il nous met son calvaire à l'unisson on dessale les bains des boues qui sont pleines de gel ses unions sont de plus en plus osées : ça f'ra encore une rose pour un pilleur si elle va avec ce pas pressé, c'est qu'elle est inconsciente éliminez-le pour..., peut-être une balade autour des sources.
Quoi? J'en ai oublié? Vous en savez autant que moi maintenant, activez vos méninges tout seul. Bravo quand même, vous êtes atten-tif(s), -tive(s)!
sym (d') bole tu t'peins les toiles un cale-pied pris dans la mousse la paix au milieu des jurons, journaux du port la presse spécialiste du foot, en rubrique lutte
Attention, si vous jouez à ce jeu là avec « Soeur Simone est impassible devant ces mots », assumez tout(e) seul(e). Si vous y prenez goût, vous trouverez aussi - avec sagesse - la fournée pleine (de pains en somme!) et son vin bien seyant.
Ce qui suit est la clé des formulations de Fifi, que vous trouvez dans Enigme I. Pour ne pas gâcher votre plaisir, je vous invite à vous y reporter avant de lire.
2° PHASE dans 1/ ENIGME I Faisons bref, vous aurez vite compris, Fifi est un contrefaiteur de poids, il aime jouer avec les mots, intervertir lettres ou syllabes pour en changer le sens : essayez avec ce qui est souligné ci-dessus. Puis avec : métier professeur. Voilà vous avez découvert la discipline favorite de Fifi : la contrepèterie. Là, l'orthographe des mots tranformés ne compte pas et il faut souvent les dire à haute voix pour mieux les comprendre. Il y a de véritables artistes en la matière, je pense en particulier au talentueux Joël Martin qui en a publié la Bible, référence pour l'art de « décaler les sons ».
Pour aller plus loin dans ce domaine: Calembourdes Marie TREPS Editions du Seuil 1999, Collection Point Virgule : un petit livre format de poche agréable à consulter.
Sites sur calembours, contrepèterie et jeux de mots: http://www.finallyover.com/categorie-1007127.html : avec un classement par ordre alphabétique.
http://martine6.club.fr/musimage/calembours/ : site ludique avec différents jeux de langage.
Merci à notre ami qui a transformé mon texte de "Cueilli comme une tulipe au printemps" en une chanson mélodieuse. Il a l'art de vivre ses émotions avec beaucoup de coeur et de naturel et son âme d'artiste permet le partage à un niveau qui me touche profondément.
Cette chanson me fait pleurer, mais ce sont de bonnes larmes,... de célébration de la vie encore et toujours dans toutes ses manifestations.
"Dans mon chaudron, de l'union de cinq arbres, je fais en un an et un jour le GREAL qui procure abondance et prospérité lorsque tout est en harmonie dans le pays. Quelle est la recette du GREAL?"
Le Gréal est la potion préparée par Keridwenn dans son chaudron surveillé par le jeune Gwion qui pour en avoir absorbé trois gouttes acquiert la Connaissance, le don de poésie et devient le barde Taliésin.
Le même Taliésin qui dans Kadeir Taliésin (le Siège (ou fauteuil) de Taliésin évoque le "doux chaudron des cinq arbres".
La durée de un an et un jour associe cette préparation au cycle complet de l'année.
Pour la correspondance avec les arbres, nous nous servirons des travaux de Joseph Monard* et non du travail de Robert Graves dans les Mythes celtes (la Déesse Blanche) contesté bien qu'il soit fréquemment repris. Voir ici.
Septembre/Octobre
Lemos: (Orme) période d'automne comprenant l'équinoxe d'Automne
Décembre/Janvier
Gort: (Gui) période d'hiver comprenant leSolstice d'hiver
Janvier/Février
Aballos(Pommier), période d'hiveraprès le Solstice d'hiver
Mai/Juin
Uernos (Verne, Aulne) ou Reusmen (aulne glutineux), début de la saison claire
Août/Septembre
Esados (Tremble),fin de la saison claire
Nous avons effectivement avec ces cinq arbres, désignés par leur initiale, des repères clés de l'année celtique répartis sur toute sa durée.
Nous reconnaissons l'arbitraire de cette hypothèse qui n'est à nos yeux qu'une manière de mettre en valeur un "système organisateur" d'une grande richesse et des correspondances propres à nourrir l'esprit bardique puis … troubadour.
Psychologie sacrée. Jean HOUSTON (1987 anglais, 1990 français), Voir Wikipédia (traduction française) Livre évoquant la vie de Rumi, avec des exercices méditatifs sur l’union avec le Bien-Aimé de l’âme, sur les traces de Rumi entre autres.
A toi ma fille qui n'a pas eu à te battre pour conquérir ce qui te semble aller aujourd'hui de soi. A toi qui pourrait être tentée par la facilité d'un mode de pensée qui te flatte pour mieux te tenir à sa merci. A toi qui te crois libre de tes choix sans comprendre qu'il te sont dictés par la culture et ce qu'elle t'autorise ou non. A toi qui a tant de liberté que tu en oublierais presque le danger de certains de tes souhaits ou la fragilité de ce que tu revendiques comme des droits.
Mais ce poème finalement concerne tout être humain indépendamment de son sexe, parce qu'avant d'être une femme, ma fille, c'est ce que TU ES, un être humain, et qu'il suffirait d'y changer un seul mot pour qu'il s'adresse à mon fils!
Si tu sais t'abandonner sans renoncer à tes choix, Si ta dignité fondamentale est un droit Que tu revendiques sans discussion;
Si tu peux accueillir la vie et la défendre encore Sans laisser quiconque s'approprier ton corps Ni diriger ton esprit, ni dicter tes décisions;
Si tu sais écouter et suivre les cycles de ta faim Pour nourrir ton corps comme un outil sain Plutôt qu'une image retouchée et illusoire;
Si tu peux choisir tes vêtements avec soin Sans chercher à racoler tous les regards du coin Ni te torturer avec des talons à mesurer le trottoir;
Si tu trouves le rythme qui te convient En découvrant et respectant tes besoins Sans courir comme un lapin pour une carotte;
Si tu as un territoire où tu es en sécurité, Où tu peux rêver, créer en paix sans te justifier Même si tu n'en sors que de la camelote;
Si tu sais manier la perceuse et le marteau Tout comme les casseroles ou le plumeau Sans renoncer à des dessous seyants;
Si tu as dans un coin de ta tête un lieu sûr Où te ressourcer en cas de coups durs Pour éviter les scénarios désespérants;
Si tu connais quelqu'un qui te laisse pleurer Et quelqu'un qui sache te faire rire A charge de revanche le moment venu;
Si tu sais limiter tes efforts pour ne pas t'épuiser Mais aussi te donner à fond dans tes projets Sans perdre ta vie pour gagner un revenu;
Si tu choisis d'aimer mieux chaque jour En acceptant aussi de t'aimer sans détour Et de servir les autres sans oublier de te servir;
Si tu sais rester même dans la tempête Sans regretter ce qui n'aurait pu être Mais aussi parfois renoncer et partir;
Si tu acceptes d'assumer sans regret ton passé En comprenant que tu ne peux rien changer Juste choisir d'avancer sans ressasser;
Si tu laisses tes rêves secrets te guider Quand ils te mettent sur le sentier non balisé Que ton âme pleine de vie t'appelle à explorer;
Alors tu avanceras sur la meilleure voie Pour réaliser l'oeuvre de ta vie en faisant le choix D'être un humain authentique ma fille.
Marie Duval
En lisant ce poème, vous penserez peut-être au superbe poème de Rudyard Kipling, If
Voici l'original, d'abord en anglais:
IF
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:
If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son!
tiré de "Tu seras un homme mon fils" suivi de
"Lettres à son fils" de Rudyard Kipling, 1910
Et voici une de ses traductions:
Si tu restes ton maître alors qu'autour de toi
Nul n'est resté le sien, et que chacun t'accuse ;
Si tu peux te fier à toi quand tous en doutent,
En faisant cependant sa part juste à leur doute ;
Si tu sais patienter sans lasser ta patience,
Si, sachant qu'on te ment, tu sais ne pas mentir ;
Ou, sachant qu'on te hait, tu sais ne pas haïr,
Sans avoir l'air trop bon ou paraître trop sage ;
Si tu aimes rêver sans t'asservir au rêve ;
Si, aimant la pensée, tu n'en fais pas ton but,
Si tu peux affronter, et triomphe, et désastre,
Et traiter en égaux ces deux traîtres égaux ;
Si tu peux endurer de voir la vérité
Que tu as proclamée, masquée et déformée
Par les plus bas valets en pièges pour les sots,
Si voyant s'écrouler l'œuvre qui fut ta vie,
Tu peux la rebâtir de tes outils usés ;
Si tu peux rassembler tout ce que tu conquis
Mettre ce tout en jeu sur un seul coup de dés,
Perdre et recommencer du point d'où tu partis
Sans jamais dire un mot de ce qui fut perdu ;
Si tu peux obliger ton cœur, tes nerfs, ta moelle
À te servir encore quand ils ont cessé d'être,
Si tu restes debout quand tout s'écroule en toi
Sauf une volonté qui sait survivre à tout ;
Si t'adressant aux foules tu gardes ta vertu ;
Si, fréquentant les Rois, tu sais rester toi-même,
Si ton plus cher ami, si ton pire ennemi
Sont tous deux impuissants à te blesser au cœur,
Si tout homme avec toi compte sans trop compter ;
Si tu sais mettre en la minute inexorable
Exactement pesées les soixante secondes
Alors la Terre est tienne et tout ce qu'elle porte
Et mieux encore tu seras un homme mon fils !
Le thème du printemps des poètes 2010 est la Femme. Voici ma contribution. Poème cruel? Poème actuel...
Les âges de la femme
Bébé: Ce n'est pas au premier regard Que l'on sait ce qu'elle prépare Sauf lorsqu'elle porte des couleurs pastels Des robes ou de fines dentelles.
Fillette : C'est encore difficile de la reconnaître Elle prépare le repas dans sa dînette, Elle habille et promène sa poupée Délaissant les armes et les chevaliers.
Jeune fille: Des vêtements raccourcis sont la norme Sur un corps qui s'allonge et se forme. Elle cherche à allumer les regards Même quand elle fuit les miroirs.
Très jeune femme: Elle proclame ses droits et réclame, Elle se veut libre, même en compagne, Elle apprend à faire monter les enchères En valorisant les appas de sa chair.
Femme: Elle a la vie de famille dont elle rêvait, Elle court après le temps sans le maîtriser. Elle enchaîne les tâches ménagères Et les enfants en délaissant sa carrière.
Femme mûre: Elle compte ses cheveux blancs et ses rides Pendant que les chambres se vident. Elle cultive les fleurs et les copines fanées Pour oublier les kilos qui sont restés.
Femme âgée: Elle n'a pas vu les années passer, Mais elles l'ont bien rattrapée. Si son physique le lui permet, Elle compte pourtant encore en profiter.
Femme très âgée: Maintenant elle n'intéresse plus personne, Tous prennent sans égards ce qu'elle donne. Restent les démarcheurs et les commerçants En attendant des nouvelles des petits enfants.
Dix-huit ans et soudain fauché au détour de ta vie, Tout un destin à découvrir encore et c’est déjà fini. Dans un choc, ton avenir s’arrête ici, tu es parti.
La vie t’avait comblé, aujourd’hui elle t’a repris, Elle seule choisit celui qu’elle élit et décide sa fin. Ainsi s’en va ta courte vie, la nôtre se poursuit.
Toi qui avait ce prénom magique de héros grec, Les dieux t’ont-ils appelés à leur banquet céleste? Nous ne saurons rien de la fête, pas encore invités.
Même si nous pleurons des océans de larmes, La vie obstinée continuera à vibrer en tous sens, Et à déployer son énergie en formes multiples.
Elle est l’unique maîtresse de la trame de nos jours. Ta vie-éclair foudroyée vient de déchirer la nôtre. Trou d’ombre funeste ou fenêtre ouverte sur la nuit?
Aujourd’hui sombre détresse, demain promesse, Quand le chant des oiseaux sera un écho de ta voix, Le rire clair des enfants, une célébration de ta joie,
Les feuilles d’automne seront de précieux messages, Cartes postales colorées de ta destination inconnue Dont les étoiles seront autant de témoins complices.
Jeune météore pressé, éclaire notre chemin de terre Puisqu’ainsi va la vie, pour nous poussières d’étoile, Notre avenir de matière est peut-être devenir lumière ?
PRÉAMBULE Sur ce blog, nous avons déjà cité des poèmes de Rumi ou inspirés de son oeuvre. Le temps est venu aujourd'hui de parcourir son histoire et son oeuvre à la recherche de la Tradition d'Amour telle qu'il l'a vécue.
Djalâl od-Dîn Rûmî est un grand poète persan, un savant, un théologien important et reconnu, mais aussi un mystique et « fou d’amour » du XIII° siècle. En Occident, on le nomme le plus souvent Rûmî (prononcer Roumi). Il est aussi appelé Mawlana ou Mevlana, ce qui signifie maître ou seigneur. Rûmî est considéré comme le plus grand poète mystique de la langue persane et l'un des génies de la littérature spirituelle. Reconnu de son vivant comme un saint, Rûmî avait des prises de position assez novatrices par rapport au pouvoir politique et au dogme musulman. Il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que les musulmans.
Pour faciliter l'édition des messages, nous l'appellerons Rumi. De même nous nommerons par ordre d’apparition : Son père, Bahâ-od-Dîn Walad : Baha Son fils, Sultân Walad : Sultan Son maître, Burhân od Dîn Muhaqqîq Tirmidhî : Burhan. Son ami et maître, Shams-od-Dîn Tabrîzî : Shams. Son ami, Salâh od Dîn Farîdûn Zarkûb : Salah. Son ami, Husâm od Dîn Chelebî : Husam.
Exceptionnel!! Si vous passez près d'Angers, Montreuil-Juigné, du côté est d'Angers profitez des journées du patrimoine pour découvrir un site exceptionnel ouvert pour la première fois au public. La Hautvraie au Vieux Cantenay (indiquée par des panneaux journées du patrimoine au rond-point sortie de Cantenay-Epinard vers Angers). Vous découvrirez sur un petit chemin bitumé une vieille église du XV° siècle dont il reste un pan de mur porteur d'une baie gothique fort bien mise en valeur. Mais le plus fantastique est à l'intérieur et à côté: une vieille église de l'époque carolingienne (IX° siècle) d'après son propriétaire, exhumée d'une accumulation de gravats et restaurée d'une manière REMARQUABLE. (Chevet, 2 colonnes avec chapiteaux sculptés, baies) L'église a été abandonnée au XVII° étant en zone inondable, il fallait parfois venir en barque et on raconte qu'un jour le prêtre avait trouvé un poisson dans le bénitier! Un vrai coup de coeur que je tenais à partager aussitôt pour que le maximum en profite en ces 2 jours d'ouverture exceptionnelle. Promenade à côté dans les chemins de randonnée avec vue sur la Vieille Maine qui relie Sarthe et Mayenne (Selon le vent on entend les cloches d'Ecouflant.)
Foulques III Nerra (le Noir) (970-1040) Foulques Nerra est le fils de Geoffroy Grisegonelle, Comte d'Anjou. Il a favorisé l'essor de la Maison d'Anjou, ainsi que son fils Geoffroy I Martel. Il a été Comte d'Anjou pendant 53 ans de 987 à 1040. Cet homme du Moyen Age a alterné piété et cruauté. Il a fait plusieurs fois le pélerinage de Jérusalem pour expier ses péchés. C’était surtout un grand politique, un bon administrateur et un bâtisseur inlassable qui a contribué à l'agrandissement de son domaine.
An: Préfixe qui en langue celtique intensifie. Grand. Andecaves / Andegaves / Andes - Peuple gaulois qui a laissé son nom à l'Anjou et à Angers. Leur nom pourrait signifier les "grands héros", ou les "grands géants", en partant de l'hypothèse "ande-cav[ar]os".
SITE complet à voir en cliquant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gué Un gué est un endroit où l'on peut traverser un cours d'eau à pied, à dos d'animal. En Europe centrale, on ne construisait pas de ponts. On traversait les rivières à gué, ou parfois au moyen de bateaux. Le gué pour les celtes était très important comme lieu de passage ou comme limite.
Les ponts furent construits à l'époque romaine, les gués étant situés dans des lieux à rives basses impropres à la construction des ponts, ils ont été progressivement abandonnés, et les voies de communication ont été déplacées vers les ponts sur des rives hautes.
L'amour ne donne que lui-même et ne prend que de lui-même. L'amour ne possède rien et il n'est de rien possédé. Parce que l'amour se suffit de l'amour. Quand tu aimes, ne dis pas: "Dieu est dans mon coeur", mais plutôt: "Je suis dans le coeur de Dieu". Et ne pense pas que tu puisses diriger le chemin de l'amour car c'est l'amour qui, s'il t'en trouve digne, dirigera ton chemin. L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir lui-même.